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Catégorie : Romans

Calendar Girl, tome 2 : Février

Calendar Girl, tome 2 : Février

 

 

Titre : Calendar Girl, tome 2 : Février
Auteur : Audrey Garlan
Editeur : Hugo Roman
Prix : 9,90€
Nombre de pages : 153 pages

 

 

Résumé :

Mia se rend à Seattle où elle sera la muse d’un célèbre peintre français.

L’amour sur toile, tel est le titre de l’œuvre du bel artiste avec lequel elle va partager ce mois qui sera riche en émotions. Il faut dire qu’Alec est surprenant dans son travail et qu’il a cette manie si sexy d’utiliser des expressions françaises lorsqu’il s’adresse à Mia.

Mon avis :

Le mois dernier, je vous partageais mon avis sur le tome 1 de Calendar Girl, en somme, il s’agissait d’une lecture agréable mais sans plus. Ce second tome suit la tangente du premier car ça n’a pas été un coup de cœur non plus. Je vous avoue que, lorsque j’ai sorti ce livre de ma PAL, c’était plus pour « combler » un vide que pour véritablement lire. Au final, je l’ai lu en une journée !

Notre Mia se rend à Seattle pour rencontrer son nouveau client Alec, un artiste mondialement reconnu pour son talent. Celui-ci trouve en notre héroïne la muse qu’il lui fallait afin de parfaire son projet pour un vernissage qui aura pour thème « l’amour sur toile ». A travers les divers tableaux pour lequel Mia pose, notre bel artiste en profite pour regonfler un peu son égo et panser quelques blessures qu’elle a encore d’ouverte, évidemment le tout avec du sexe, un accent français qui fait craquer les américaines et un introspection vers des souvenirs tantôt douloureux, tantôt heureux.

Encore une fois, Mia m’a séduite par son fort caractère. Une femme de cette trempe-là, qui de à en plus le même âge que moi, je dis chapeau. Elle a de la repartie et un quotient émotionnel très large, sans compter qu’elle n’est pas totalement cruche, même si j’avoue que par moment, elle mériterait qu’on lui colle un coup pelle en pleine tronche. Je ne vous en dévoilerais pas plus sur cela car sinon je devrais vous spoiler !
Concernant le personnage d’Alec, j’étais de prime abord assez mitigé, mais petit à petit il a fissuré la petite carapace que je m’étais forgé et à su me plaire. J’avoue ! J’adoooooore les artistes, alors un peintre en plus, mon imagination s’est emballé de manière très imaginative (non je n’avais pas d’autre mot !)

Un petit bémol cependant concernant cette lecture, j’ai été assez agacer de voir certaines fautes, le nom d’Alec passait régulièrement à « Alex » et comme pour le premier tome, la syntaxe continue à me faire grincer des dents.

En conclusion, ce second tome a été agréable, mais les quelques fautes rencontrées ont fait que je n’ai pas réussi à passer un meilleur moment. Peut-être que le troisième tome sera différent ? L’espoir fait vivre !

Des packs d’eau pour l’Afrique

Des packs d’eau pour l’Afrique

 

Titre : Des packs d’eau pour l’Afrique
Auteur : Ena Fitzbel
Editeur : Sharon Kena
Prix : 13,5€
Nombre de page : 235 pages

 

 

 

Résumé :

À bord de sa vieille 405, Vanessa Pasternack, jeune femme charmante mais quelque peu idéaliste, tracte une caravane remplie de packs d’eau destinés aux Africains en détresse. Elle pensait voyager seule, mais victime d’une méchante farce de ses collègues, elle se voit contrainte d’accepter la présence importune de Gauthier d’Albron, le beau et séduisant directeur adjoint de l’entreprise où elle travaille.

Disputes, quiproquos et mésaventures s’enchaînent. Bien vite, ils s’égarent sur de mauvais chemins… La route n’en finit pas d’être longue pour ceux qui n’écoutent pas leur cœur !

Mon avis : 

Voici une de mes lectures favorites de cet été 2015. Une romance comme je les aime et parsemé d’humour. Pour être franche, c’est un livre qui m’a vraiment donné la banane et sur lequel j’aurais vraiment aimé ne pas terminer ma lecture. Je vous imagine déjà vous demander « mais pourquoi elle ne voulait pas arriver à la fin ?? » et bien tout simplement parce que j’aimais tellement ma lecture que je souhaitais qu’elle continue encore et encore !

C’est au Salon du Livre de Paris en mars que j’ai pu me procurer ce petit bijou et aussi rencontrer son auteur : Ena Fitzbel, qui est une personne vraiment magnifique et charmante. Je la connaissais déjà grâce à internet (vive les réseaux sociaux) et je n’avais pas encore eu l’occasion, à ce moment, de lire ses œuvres. C’est ainsi que cette perle a été ajouté à ma PAL. Cependant, il y est quand même resté quelques mois (4 pour être précise) mais pendant ce temps, il me tentait énormément. Il y a d’abord sa superbe couverture qui attire l’œil. Avec sa couleur orangé, il ne passe pas inaperçu et encore moins dans ma PAL où il n’y a quasiment que des couvertures assez sombre.

L’illustration de Sheila Basque est aussi une des raisons pour laquelle j’apprécie le visuel, car elle est sublime !

Bref, je n’arrêtais pas de le « zieuter » et il m’obsédait, du coup comme l’a dit Oscar Wilde :

 Le seul moyen de se délivrer d’une tentation, c’est d’y céder. Résistez et votre âme se rend malade à force de languir ce qu’elle s’interdit.

 Vanessa Pasternack est une jeune femme brillante qui se porte volontaire pour emmener une caravane remplie de pack d’eau à destination des pays d’Afrique dans le besoin. Malheureusement pour elle, ses collègues décident de lui jouer un vilain tour en déposant une annonce sur le site de co-voiturage de la société. Evidemment, ce n’est autre que le présomptueux Gauthier D’Albron qui répond à l’annonce. Et très vite s’enchaînent disputes et mésaventures qui feront se perdre nos deux personnages dans la campagne.

J’avoue, je ne sais vraiment pas par quoi commencer. Alors je vais vous parler de Vanessa, l’héroïne. Malgré qu’elle soit brillante, elle est très naïve et trop gentille. Cependant, elle a quand même un foutu caractère et c’est ce qui me plaît chez elle. Je pense que toutes les filles ont un côté Vanessa !

 Il y a aussi Gauthier, alors lui…. J’avais envie de lui fracasser la tronche avec ses propres pages ! Oups… je voulais dire…. En fait non, c’est exactement ce que je voulais dire ! il est pédant, prétentieux, présomptueux, bref il se croit au-dessus du commun des mortels…. Mais il est presque pardonné (presque hein !) parce qu’il est beau à damné !

En plus, cet grosse andouille c’est auto-drogué (à l’insu de son plein gré xD) ainsi que la pauvre Vanessa (qui ne méritait vraiment pas ça) pour ensuite se conduire comme le pire des canards !

Mais j’ai vraiment adorée voir leur relation évoluer, leurs coups de gueules, les engueulades… oui je sais je suis sadique, j’aime quand les personnages se prennent la tête comme des chiffonniers !

Passons à l’écriture de l’auteur. Ena Fitzbel a une plume vraiment addictive. Je n’arrivais pas à me décrocher de mon livre. Les pages se tournent à une vitesse folle et on se rend compte à quel point on est accroc ! Le style est fluide, net et clair. Je ne peux que tirer mon chapeau à Ena qui nous offre une romance vraiment superbe ! J’ai vraiment hâte de lire un autre de ces livres ! En attendant n’hésitez pas à vous lancer dans celui-ci qui est vraiment merveilleux, il m’a entièrement conquise. D’ailleurs, comment ne pas l’être ? Une histoire qui accroche, avec un style vraiment addictif, ça nous fait un livre qui nous fait passer par tous les états possible ! J’ai vécu une de mes rares gueules de bois livresque, vous savez, ce moment de passage à vide après la lecture d’un livre magnifique et coup de cœur, NON, coup de foudre ?

Encre éphémère

Encre éphémère

 

 

Titre :  Encore éphémère
Auteur : Emmanuelle Lagadec
Editeur : Sharon Kena Edition
Prix : 12€
Nombre de pages : 196 pages

 

 

Résumé :

Qui est-il? A-t-il conscience de l’alchimie qui nous lie? Son regard me brûle, m’électrise, m’enivre. Il en est presque insupportable. L’arrivé d’Ordan a bouleversé ma vie. Les disparitions. Les suspicions. Il n’est pas ici par hasard. J’en ai la certitude à présent. Les sentiments et les mots se bousculent en moi, sans ordre ni raison. Je donnerais n’importe quoi pour remonter le temps. Mais je dois entendre la vérité, même si elle m’effraie.

Mon avis :

Courant février, j’ai enfin pu me procurer le dernier livre d’Emmanuelle Lagadec, j’étais tellement heureuse de pouvoir le tenir entre mes mains que je n’ai pas réussi à le lire tout de suite. A peine acquis, je ne pouvais m’empêcher de me dire «et quand il sera fini ? et pendant la lecture ? et après ? » . Et au final, il y a peu, j’ai sauté le pas et j’ai entamer mon voyage auprès des personnages.

Ordan arrive dans un camp de vacance dans lequel travail Katell, une jeune femme très particulière pour notre envoûtant et mystérieux « jeune » homme. Très vite, une forte attirance les font graviter l’un vers l’autre et cela, Katell en ressent un mélange de curiosité et de peur. Qui est-il ? Comment peut-il lui faire un tel effet alors qu’ils ne se connaissent pas ?

Durant toute l’histoire, j’ai été émerveiller par le travail d’Emmanuelle, et je ne dis pas ça uniquement parce que j’aime tous ses livres, que c’est une auteure dont j’admire le talent et qui est adorable, mais surtout parce qu’on voit que ses personnages sont recherchés, chaque élément à sa place, chaque détail est là entièrement. Il n’y a pas de demi-mesure.

Dans les premières pages, j’ai été étreinte par la peur : et si je ne retrouvais pas le style de l’auteur ? Et si je n’aimais pas l’histoire ? Tellement de chose qui pouvait être possible. Mais le fait est, qu’Emmanuelle améliore son écriture à chaque roman. On reconnaît sans soucis ses textes, ses mots, sa magie. Parce que oui, quand on lit ses livres : c’est magique, c’est féérique, c’est merveilleux.

Grâce à « Encre éphémère » pendant un moment, j’ai oublié mes tracas, mes soucis et je n’étais qu’avec Ordan et Katell. Un grand merci à Emmanuelle pour ce sublime roman qui m’a, une fois encore, envoûtée par sa qualité. C’est plus qu’un coup de cœur pour moi : c’est une rencontre exceptionnelle ! Coup de foudre !

Jusqu’à la fin des temps

Jusqu’à la fin des temps

 

Titre : jusqu’à la fin des temps
Auteur : Céline Guillaume
Editeur : Underground
Prix : 16,90€
Nombre de page : 216 pages

 

 

Résumé :

Au milieu des bois, lors d’une nuit sans lune, elle m’apparut pour la première fois. Mythe ou réalité, annonciatrice d’infortune ou de réussite, je l’ignorais… Seule une antique pièce syrienne abandonnée sur mon siège témoignait de ma rencontre avec la Dame Blanche, messagère de l’au-delà qui allait me guider vers ma destinée tracée depuis la nuit des temps.

Huit siècles après le début de cette histoire dans l’Histoire, je tenais dans mes mains notre devenir.

Mon avis :

J’ai acheté ce livre pour l’événement organisé par « Vision Livre » : un mois, une maison, un achat. Le mois de juin étant consacré aux éditions Underground. C’est d’ailleurs par cet événement sur facebook qu’avec ma binomette Psylook nous avons décidé de faire une lecture commune.

Avant de vous en parler, je voulais attirer l’œil sur l’aspect même du livre que je trouve magnifique. Tout d’abord, la couverture est rigide et fait penser à un livre ancien. Le papier quant à lui est assez épais, il n’est pas d’un blanc éclatant, plutôt un blanc casser, un peu jaunis, ce qui donne un certain style. Et enfin, au début de chaque chapitre, il y a une petite illustration et ça donne du cachet au livre.

Je vous avoue que le simple fait de le tenir dans mes mains est un pur bonheur. Donc lorsque je l’ai commencé, j’étais déjà très enthousiaste. Soit dit en passant, je l’ai fini en trois soirées, ce qui est tout bonnement merveilleux pour moi qui était dans une passe de panne livresque.

Jusqu'à la fin des temps

Attention aux spoilers ! Il y en a quelques uns malheureusement !

Cassandra est une jeune femme solitaire qui voit sa vie changer après avoir rencontré une « birette », une sorte de dame blanche. C’est ainsi que notre héroïne va entamer une quête, celle de sa destinée : suivre la continuité d’un passé lointain. Un passé lourd, des vies antérieurs où elle a souffert plus que n’importe qui.

Je me retrouve avec un avis assez mitigé. J’ai vraiment apprécié ma lecture et il ne manquait qu’un rien pour que ce soit un coup de cœur. Cependant, je dois admettre que l’auteur a beaucoup de talent. Elle a su mêler notre époque à des flashs du temps des croisades, nous mettant à la fois en Orient et en Occident avec brio. Céline Guillaume a su me transporter dans un autre temps, un autre lieu.

Concernant le personnage de  Cassandra , il y a un an, je vous avoue que je vous aurai dit que je ne la comprenais pas et que je trouve idiot de vouloir mettre fin à ses jours comme ça. Mais, au cours des douze derniers mois, il m’est arrivé certaines choses. Alors, je ne dis pas que je valide son geste, mais je comprends mieux ce qui l’y a pousser.  Sinon, il s’agit d’une jeune demoiselle tourmenté et qui m’a fait beaucoup de peine. J’ai été vraiment touché par ce qui lui arrive.

Il y a aussi sa meilleur amie Lucia, pour qui, je pense, elle ressent de la jalousie. Et oui, car Lucia est avec l’homme dont Cassandra est secrètement amoureuse. Et d’après les dire de notre héroïne, elle est une personne magnifique (et pas que physiquement) Cependant, je vous avoue que moi, j’avais envie de lui coller des baffes à celle-là… Sa meilleure amie a été retrouver au milieu des bois, elle est au plus mal, et quand elle l’a ramené chez elle, elle la laisse seule.

Et puis, après la tentative de suicide de Cassandra, elle l’abandonne totalement parce que son homme a décider qu’il était mieux pour eux de partir… ou comment enfoncer quelqu’un dans sa dépression en moins de dix leçon. D’ailleurs, le Tristan, j’aurai bien claquer le bouquin dans sa tronche à celui-là. Il n’a aucune compassion et le peu qu’on voit de lui, il le passe à râler ou à faire rager la lectrice que je suis. Bref, je change de personnage avant de m’énerver.

Jusqu'à la fin des temps

Il y a aussi Bérénice, une bénévole de l’hôpital qui va devenir une grande amie et confidente de Cassandra, elle va être un grand soutient pour cette dernière. Je l’apprécie grandement car elle est toujours douce et enjouée. C’est aussi celle qui va permettre à notre héroïne de rencontrer Kassem. Ah Kassem… il m’a fait rêver celui-là. J’ai eu le cœur déchirer pour lui d’ailleurs. Et pour ceux qui ont lu le livre, il y a bien sur les vies antérieures : Solaya et Al-Kamil : même dans leurs vies nouvelles, ils restent les même avec un amour d’une pureté rare.

Jusqu'à la fin des temps

En parlant des vies antérieures, la seconde partie du roman se passe à l’époque des croisades. J’ai à la fois aimé et détester. Je l’ai adorée car, comme je le dis plus haut, l’amour entre Solaya et Al-Kamil est très pure, sans faille. C’est un contraste saisissant avec la fin de cette partie qui est très sombre de par les horreurs que Solaya encourt au moment de la prise de la ville par les croisés. Comme je l’ai dit à Psylook, j’ai été choquée par la guerre et le procès. Solaya subit des sévices par des hommes partie en croisade pour la Terre Sainte. Quand je pense que dans le monde entier et dans les guerres, des hommes ont profité ainsi de leurs forces pour salir des femmes, ça me donne envie de vomir.

Jusqu'à la fin des temps

Puis, le procès en lui-même a été une véritable mascarade. Mais pour l’époque, ce n’est pas ce qui m’a étonné le plus. Solaya qui ne souhaitais que connaître la paix, ce qu’elle a eu après bien des souffrances, est resté en vie jusqu’à la sentence final.

Jusqu'à la fin des temps

La fin du roman m’a laissé un peu sur le cul. C’est vrai que rien n’annonçait un Happy End, mais je l’ai trouvé assez cruel. Quand est arrivé le mot « Fin », je suis resté interdite, me demandant « Pourquoi ? ». La fin alternative n’a su taire ma question. J’étais dérouté, déboussolée, pourquoi a-t-il fallu que la fin soit si triste ? C’est vrai que j’aime les histoires qui se termine sur une vrai note positive, et là, je me suis retrouvé face à une fin qui m’a fait réfléchir, qui m’a pris aux tripes.

J’en termine ici pour l’histoire et passe au style d’écriture très particulier de Céline Guillaume. Tout le récit est écrit de façon très poétique avec un vocabulaire riche, soutenu et rechercher. C’est une grande qualité car elle sait tourner ses phrases et garde une constance que je trouve fabuleuse et redoutable. J’utilise ce dernier terme pour une raison précise. Les mots ont une force que l’auteur a su exploité de manière stupéfiante. La façon dont son récit est écrit se trouve être à double tranchant. Ça passe où ça casse. Alors, même si ce livre n’est pas un coup de cœur foudroyant, il m’aura tout de même marqué par sa puissance.

Jusqu'à la fin des temps

 Voici un petit poème d’Alphone de Lamartine qui a été cité par l’auteur à la fin du roman et que je trouve magnifique:

« Lorsque seule avec toi, pensive et reccueillie,
Ta main dans la mienne, assise à tes côtés,
J’abandonne mon âme aux suaves voluptés,
Je laisse couler les heures avec délice ;
Lorsqu’au fond des forêts, je t’entraîne avec moi,
Lorsque tes doux soupirs charment seuls mon oreille,
Ou que, te répétant les serments de la veille,
Je te jure à mon tour de n’adorer que toi ;
Lorsque, enfin, plus heureux ton front repose
Sur mon genou tremblant qui lui sert de coussin,
Et que mes lents regards son suspendus aux tiens,
Comme l’abeille avide aux pétales de la rose :
Souvent alors, souvent, dans le fond de mon coeur,
Pénètre comme un trait une vague de terreur ;
Tu me vois tressaillir ; je pâlis, je frissonne,
et, troublée tout à coup dans le sein du bonheur,
Je me sens couler les pleurs que cette vie me donne. »

Seuls les alligators vous entendront crier

Seuls les alligators vous entendront crier

 

Titre : Roman d’horreur – Seuls les alligators vous entendront crier
Auteur : Nadia Coste
Editeur : Scrineo
Prix : 12,90€
Nombre de page : 235 pages

 

Résumé :

Une classe de 3e d’un collège d’Orléans débarque en Louisiane. Ils ont une semaine pour visiter la Nouvelle-Orléans et ses abords. Mais dès leur arrivée, le voyage tourne au cauchemar : les tensions entre les élèves sont exacerbées par les esprits malfaisants, la faune hostile, et la disparition du mystérieux Monsieur Lestat, le professeur d’Histoire.

Sans savoir qu’une terrible malédiction vaudou pèse sur eux, les élèves s’enfoncent dans les marais du Bayou où les alligators les guettent…

Mon avis :

Je souhaite remercier Livraddict ainsi que les éditions Scrinéo pour leurs participations à ma lecture puisqu’il s’agit d’un partenariat. Les «Roman d’horreur» font partie d’une série de plusieurs ouvrages avec, pour chaque tomes, une histoire unique, de la même manière que les «Chair de poule» de R.L Stine. J’ai d’ailleurs découvert ces livres par «Vous allez adorer cette croisière sanglante» que j’avais eu part un autre partenariat sur Livraddict et que j’avais vraiment beaucoup aimé.

Quel élève n’aurait jamais rêvé de pouvoir aller aux USA grâce à un voyage scolaire ? C’est la chance qu’on ceux de 3eC d’un collège d’Orléan avec la découverte de la ville de la Nouvelle-Orléan en Louisiane pendant une semaine. Mais Justine, une des élèves, donne l’idée de visité un magasin ésotérique, mais mauvais comportement des collégiens font dégénéré la situation et les élèves ainsi que les professeurs sont chacun leur tour frappé par ce qui semblerait être une malédiction.

Dès le début du roman, l’auteur nous place face à une classe d’adolescent qui ont, pour la plupart, un comportement très agaçant, mais qui, cependant, colle totalement avec la façon d’être des jeunes de nos jours.

A cause de leurs actes désinvoltes et une attitude touristique irrespectueuse, les profs accompagnateurs ainsi que les élèves s’attirent les foudres d’une sorcière vaudou (mais je ne sais pas si j’emploi le bon terme : bref une demoiselle qui fait du vaudou) et c’est la que le cauchemar commence… Attaque d’objet inanimé et d’animaux à la base docile (je vais dorénavant me méfier des moineaux), invasion d’insectes, possession, et ce n’est que le début. C’est un voyage scolaire qui aurait du être paisible mais qui se transforme vite en un cauchemar.

Même si certains événements étaient prévisible, ma lecture n’en a pas été moins intéressante, car dans le fond, j’espèrais vraiment me tromper et arriver sur une scène moins douloureuse, mais non. L’auteur a été vraiment sadique jusqu’au bout avec nos personnages. Très vite les atrocités s’enchaînent, entre avoir une moue de dégoût et me demandé ce qu’il pourrait y avoir de pire, j’ai passé de long moments à frissonner pour ce que vivait les protagonistes.

Je vous avoue que j’ai été impressionner par la rapidité à laquelle j’ai terminé ma lecture. Ce livre se lit vraiment très rapidement, et on entre facilement dans l’histoire. Le langage est simple mais recherché et le texte est vraiment bien travaillé. D’ailleurs, je me serais vraiment cru en Louisiane avec les élèves.

En tout cas, ce livre m’a donner envie de sortir les autres tomes de cette série que j’ai dans ma PAL, ce n’est pas un coup de cœur mais une lecture très appréciable.

Et je danse aussi

Et je danse aussi

 

Titre :  Et je danse aussi
Auteur : Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat
Editeur : Pocket
Prix : 6,95€
Nombre de pages : 311 pages

 

 

Résumé :

La vie nous rattrape souvent au moment où l’on s’y attend le moins. Pour Pierre-Marie, romancier à succès (mais qui n’écrit plus), la surprise arrive par la poste, sous la forme d’un mystérieux paquet expédié par une lectrice. Mais pas n’importe quelle lectrice ! Adeline Parmelan, « grande, grosse, brune », pourrait devenir son cauchemar… Au lieu de quoi, ils deviennent peu à peu indispensables l’un à l’autre. Jusqu’au moment où le paquet révèlera son contenu, et ses secrets… Ce livre va vous donner envie de chanter, d’écrire des mails à vos amis, de boire du schnaps et des tisanes, de faire le ménage dans votre vie, de pleurer, de rire, de croire aux fantômes, d’écouter le Jeu des Mille Euros, de courir après des poussins perdus, de pédaler en bord de mer ou de refaire votre terrasse. Ce livre va vous donner envie d’aimer. Et de danser, aussi !

Mon avis :

Ce livre m’a été offert par un ami revenant de vacance au mois de février. Je vous avoue que je ne pensais pas le sortir aussi vite de ma PAL, mais, lorsque je suis allé dépanné pour un déménagement, je l’avais pris « au cas où » avec moi. Très bonne idée, puisque c’est ce jour que j’ai entamé ma lecture, bien qu’une pause d’environs deux semaines a été faite après, j’ai quand même réussi à terminer de le lire ce mois-ci.

Pierre-Marie, auteur de grande notoriété reçoit un matin une mystérieuse enveloppe de la part d’une certaine Adeline Parmelan, pensant à un manuscrit et n’ayant qu’une adresse mail au dos de l’enveloppe, il décide d’envoyé un court message afin de prévenir qu’il n’ouvrirait pas le dit courrier. Cependant, une correspondance s’installe autour des deux personnages bien que le mystère de l’enveloppe reste tout entier pendant une grande partie de la lecture.

Dès les premières pages, j’ai été complètement absorbé par ma lecture. Ecrite sous forme de mail échangé entre les différents personnages, nous apprenons petit à petit que le virtuel peut avoir beaucoup plus d’impact qu’on ne le pense. Petit à petit une relation amicale entre Pierre-Marie et Adeline s’installe, le doute sur la véritable identité de cette dernière aussi, des petits indices, des pistes, serait-ce possible alors ? Un passé qui refait surface, la douleur qui va de pair et un espoir…

Je me suis énormément attaché aux deux personnages principales. Autant Pierre-Marie m’a fait rire par ses réactions parfois un peu cliché d’homme, autant je me suis senti très proche d’Adeline et de son complexe sur son poids. Il y a aussi Max et Josy, un couple d’ami de notre auteur, autant l’un me faisait rire, parfois réfléchir, autant l’autre me donnait envie de lui mettre une mandale avec le livre. Lisbeth, concernant ce personnage, je suis assez mitigé, au tout début, je l’apprécier plus ou moins. Disons que je n’avais rien contre elle, mais à partir de son « mon tigre », je n’avais qu’une envie, la transformer en hachi parmentier. J’avoue ne pas comprendre ces femmes (et hommes) qui s’auto-qualifie de couple à partir du moment où il y a eu une galipette de faite… Mais elle, elle en tient une couche la Lisbeth. Il y a aussi Gloria et Oliver qui sont très sympathique, la première est attachante, le second est loyal.

A propos du style d’écriture, j’ai un peu été perturber par ce côté « échange de mail » donc de point de vue, mais plus les pages tournaient et plus je m’y accrochais. Moi qui n’aime pas énormément les changements de point de vue, j’ai été complètement happé par les mots, les phrases, les échanges, les pages et jusqu’au point final.

Il n’empêche que les auteurs ont quand même été bien sadique. Ceux qui le liront comprendront pourquoi très simplement. A plusieurs reprises, je me suis surprise à avoir les larmes aux yeux, à sentir mon cœur battre plus fort, à espérer encore et encore pour qu’à la fin… je garde le mystère. En bref, il s’agit ici d’un très bon livre qui nous fait passé un moment agréable et attendrissant. Je ne peux que vous conseillez ce jolie coup de cœur !

Sans donjon ni dragon

Sans donjon ni dragon

 

Titre : Sans donjon Ni dragon
Auteur : Olivier Boile
Editeur : Nestiveqnen édition
Prix : 19€
Nombre de page : 276 pages

 

 

Résumé :

Lorsqu’ils font une halte bien méritée dans une cité en ruine, les rois Mages tombent sur trois individus qui leur ressemblent comme des frères. À ceci près que leurs intentions sont bien moins louables…

Alors qu’elle se morfond dans le château de son père, la jeune princesse attend la visite de son « doux chevalier ». Reste à savoir si ses amis mercenaires se contenteront d’une simple visite de courtoisie…

Quand Attila parvient sous les remparts de Paris, il ne s’attend pas à une quelconque résistance. C’est sans compter sur WonderGen – que l’Histoire retiendra sous le nom de sainte Geneviève…

Un recueil garanti sans donjon ni dragon ! Mais avec quand même des trolls, des vampires, des héros mythiques, de la magie… et la fin du monde !

Mon avis :

Tout d’abord, je souhaite remercier Livraddict ainsi que les éditions Nestiveqnen pour ce partenariat. Lorsque j’ai vu le livre dans la liste proposé, j’ai tout de suite eu un coup de cœur pour le résumé qui est très alléchant, puis pour la couverture assez unique : un chevalier en armure posé contre une moto… c’est assez atypique non ? Bon, les plus pointilleux d’entre vous me diront que c’est « un prince charmant » mais on sait tous ici que les princes charmants n’existent que dans le rayon biscuit des magasins.

Lorsque j’ai été sélectionné, j’étais vraiment heureuse, mais ma joie n’a été que de courte durée. Je n’irais pas jusqu’à dire que je n’ai pas aimé ma lecture. Mais ça n’a pas été l’éclate non plus. Ce livre sera malheureusement classé dans ceux qui ont été juste lu et sans plus.

Dans ce recueil hors norme, l’auteur navigue entre plusieurs époques, peuples et personnages mythiques tel que César, Attila ou Zeus, et ce n’est qu’un échantillon cité ! Bien que l’originalité des différentes nouvelles soit un véritable point positif, le style d’écriture d’Olivier Boile ne m’a cependant pas conquise. Je me suis retrouvé plusieurs fois à regarder ce qu’il me restait à lire de chaque histoires en soupirant. Néanmoins, ça n’a pas été le cas pour toutes, ce qui est assez étonnant en y repensant. Par exemple pour « Geneviève versus Attila » j’ai été complètement happé par le récit ! De plus, la façon dont l’auteur à revisité l’Histoire est très intéressante et il m’est régulièrement arrivé de me demander «et pourquoi pas ?»

En bref, il s’agit d’une lecture relativement agréable mais pas exceptionnelle ce qui ne m’empêche pas d’être, du coup, curieuse des différents ouvrages qu’a fait l’auteur.

Calendar Girl, tome 1 : Janvier

Calendar Girl, tome 1 : Janvier

 

Titre :Calendar Girl, tome 1 : Janvier
Auteur : Audrey Carlan
Editeur : Hugo Roman
Prix : 9,9€
Nombre de pages : 154 pages

 

 

 

Résumé :

Mia vit seule avec son père et sa petite soeur à Las Vegas. Elle rêve de devenir comédienne. Depuis le départ de sa mère, son père s’est mis à boire et à jouer. Il emprunte un million de dollars qu’il perd et ne peut rembourser. Le prêteur sur gages l’envoie dans le coma. Mia doit assumer la dette de son père. Quelle solution va-t-elle trouver ?

12 mois – 12 hommes – 12 villes

Mia réussira-t-elle son incroyable pari ?

Mon avis :

Courant Janvier, je suis tombé sur ce livre au magasin, le titre m’avait plutôt bien accroché « Calendar Girl », même si de loin, je ne savais pas trop de quoi l’histoire pouvait bien parler. C’est mon compagnon qui a lu le résumé et son « oh la salope » m’a intrigué, j’ai lu à mon tour la phrase d’accroche « 12 mois – 12 hommes – 12 villes » et là je comprenais un peu mieux son commentaire. Cependant, je ne me suis pas laisser convaincre et je ne l’ai pas pris. Mais j’avoue sans peine qu’il me restait en tête. Février arriva, le second tome aussi… Et encore une fois, je me demandais si je ne devais pas lui laisser une chance, mais un ami a pris la décision pour moi, en vacance chez ses parents, il est revenu avec quelques livres cadeaux pour moi (d’où mon bilan de février qui augmente à fond ma PAL) et les deux premiers tomes faisaient partie des dit cadeaux. Malgré le fait qu’il me faisait de l’œil depuis ma bibliothèque, j’avais encore une petite réticence à les lire, et puis un matin, je me suis lancé.

Mia est une jeune femme qui, par la force des choses va devoir faire un choix de carrière très différent de ce qu’elle souhaite réellement, mais force est de constaté qu’elle n’a pas tellement le choix. Si elle veut pouvoir aider son père qui se retrouve dans une panade pas possible avec un prêteur sur gage, elle va devoir prendre sur elle et sur ses principes. Pour un an, elle sera la nouvelle Calendar Girl d’Escorts Exquises, la société de sa tante.

Dans ce premier opus, notre héroïne sera avec son premier client : Wes. Un charmant jeune homme au physique plus qu’aguichant et à la personnalité très taquine et attachante. Bien que les premières pages ne me donnaient guère envie de continuer, je me suis un peu forcé, et j’avoue que j’ai dévoré ce livre. C’est vrai, on y parle d’escorte girl, de prostitution mais il y a une chose qui est mise en avant c’est le lien que Mia développe avec son client, la relation amico-coquine très présente fait sourire.

Notre héroïne a une personnalité très forte mais allant de paires avec celle Wes, ce qui donne lieu à des scènes tantôt hots, tantôt comiques. J’avoue que dans les règles que sa tante lui a envoyé avant la rencontre avec son premier client, je n’ai pu retenir un rire… Il est écrit que le sexe n’est pas obligatoire (c’est au choix de la fille) mais qu’elle peut proposer un câlin, ce à quoi Mia a imaginer la scène : un homme qui a clairement envie de baiser et elle qui lui dirait « Salut beau gosse, tu veux des papouilles ? » Comment ne pas retenir un rire ? C’était tellement bien imaginé !

Malgré une histoire qui m’a accroché, le style de l’auteur m’a un peu chiffonné, tout au long de ma lecture, malgré un livre papier, j’avais l’impression de lire une fan fiction… Certaines erreurs de syntaxes m’ont un peu fait grincer des dents et ont parfois freiner ma lecture. Mais rien de bien « grave » et au final, j’ai lu le livre en entier très rapidement. Il faut garder en tête qu’on parle quand même ici de prostitution, même si la romance nous fait avoir des paillettes dans les yeux, dans la réalité, la « location » de son corps pour de l’argent n’est pas quelque chose qui peut rendre heureux. Je reprends un panneau que j’ai vue sur facebook en l’actualisant pour ce livre :

« Si Calendar Girl est romantique, c’est uniquement parce que le mec est riche. S’il avait été pauvre et vivant dans une caravane, ça aurait été un épisode d’esprit criminel »

En conclusion, il s’agit ici d’un livre détente qui nous fait passé un moment plus ou moins agréable mais qui aurait pu être plus approfondit. Je vais, quand même, continuer la série, car elle m’a permis de me débloquer de ma panne livresque, et ça, ce n’est pas rien.

La femme parfaite est une connasse

La femme parfaite est une connasse

 

Titre : La femme parfaite est une connasse, tome 1
Auteurs : Anne-Sophie Girard & Marie-Aldine Girard
Editeur : J’ai lu
Prix : 5€
Nombre de pages : 159 pages

 

 

Résumé :

Ce livre est LE guide pour toutes les femmes imparfaites (c’est-à-dire grosso-modo pour toutes les femmes*). Vous y apprendrez notamment comment garder votre dignité quand vous êtes complètement bourrée, qui sont ces filles qui ne mangent qu’une salade par jour, les questions qu’il ne faut pas poser à un homme si vous ne voulez pas entendre la réponse, ou ce qu’il faut faire de toute urgence si votre mec veut s’acheter des Crocs.

* Il peut également être lu par les hommes qui n’ont pas peur de découvrir ce que les filles se racontent entre elles dès qu’ils ont le dos tourné…

Mon avis :

« La femme parfaite est une connasse » n’est pas un roman mais plutôt une sorte de mini guide. Si vous avez réussi à passer à côté malgré le grand coup publicitaire et la mise en avant des libraires… vous avez bien de la chance. De mon côté, je le voyais tellement que j’avais l’impression qu’on me faisait un lavage de cerveau pour l’acheter. Cependant, je n’ai pas succombé tout de suite à la tentation… mais j’y ai quand même cédé (héhé fallait bien hein ?)

Ce petit livre est bourré de clichés, mais des clichés qui font sourire, qu’ils soient sur nous-même où des personnes que nous connaissons. Il m’a fait penser aux panneaux qu’on retrouve sur Facebook avec des petits compléments. En vérité, je sens que ce livre est celui qui m’a permis de commencer mon retour dans la lecture, il est léger, pas prise de tête, rapide à la lecture et on y passe un bon moment à déconner. On se rappelle des évènements qui nous sont arrivé, d’autres on les imagine très bien.

Même s’il ne décrit pas réellement « la femme parfaite » en nous montrons bien que « cette femme parfaite » c’est celle qu’au fond nous jalousons, parce qu’il y a toujours ce problème de complexe. Contrairement à d’autres lectrices, je ne me suis pas sentie « moins bien » en voyant mes défauts pointer du doigt, au contraire, je me suis retrouvé à penser « heureusement que j’ai ce petit truc ». Parce qu’au final : nous sommes toutes la connasse de quelqu’un, vous ne croyez pas ?

En bref, une lecture rapide qui m’a fait sourire comme une dingue et qui m’a fait passer un très bon moment. Un bon point pour les jumelles Girard, et j’avoue que je suis tentée de m’offrir l’exemplaire sortie en BD avec la participation de Margaux Mottin (que j’aime beaucoup !) à voir 😉