Archives de
Mois : juin 2019

Le petit Chaperon Rouge

Le petit Chaperon Rouge

 

Titre : Le Petit Chaperon Rouge
Auteur : Sonia Alain
Editeur : édition AdA
Nombres de pages : 204 pages

 

 

Résumé :

Une vieille Tsigane en communication avec des esprits, condamnée à une fin tragique pour avoir découvert la vérité au sujet de sa fille. Une enfant retrouvée dans les bois, devenue plus tard une séductrice avide de vengeance. Un groupe d’hommes aux moeurs vicieuses, semant l’horreur sur leur passage. Un sergent de police acharné, tentant d’endiguer une série de meurtres barbares à caractère sexuel. Un loup rôdant dans la nuit, à la recherche d’une proie délectable.

Mon avis :

De la même manière que les autres livres des Contes Interdits, j’ai connu ce roman sur Amazone. Mais pour celui-ci, c’est sa couverture qui m’a le plus attiré… Une jeune femme laissant juste paraître ses lèvres nappés d’un rouge et recouverte d’un chaperon de la même couleur écarlate, cela attire l’oeil !

Malicia est une vieille Tsigane condamné à une fin tragique pour avoir découvert une terrible vérité. Sa petite fille, Angélika, est retrouvé à moitié morte et amnésique. Ses 18 ans arrivé, cette dernière va se transformé en une effroyable séductrice vengeresse.

Je ne savais pas à quoi m’attendre en commençant ce roman, cependant, il s’agit ici, d’une très agréable surprise. Toujours navigant entre l’érotisme et le sanguinolent, l’auteur nous montre à quel point la séduction peut-être un jeu dangereux.

Les pages se tournent à un rythme inimaginable, et je n’arrivais pas à me décrocher de ma lecture. Très vite, nous nous attachons à Angélika, cette sublime jeune femme qui nous fait frémir de désir, de plaisir et surtout nous fais petit à petit blêmir… Elle nous fait passer du charme à l’horreur avec un aplomb impressionnant.

Sonia Alain à su adapter ce conte avec brio. Chaque émotions, chaque sensations nous est envoyé au plus profond de nous même : autant l’envie que le dégoût. Le souffle court, nous en perdons haleine. Un petit changement est cependant apporté : la place du loup. L’animal n’est pas le plus cruel, bien au contraire, il a un lien indescriptible avec notre héroïne. Une question se pose alors : qui est vraiment le grand méchant loup dans l’histoire? La bête protectrice et fidèle? La jeune vengeresse à l’âme noircie? Ou ces hommes avides de cruauté, toujours plus atroce, toujours plus dominant, toujours plus cruel et plus sadique?

Voici donc une réécriture qui nous rappelle que le mal est partout, et surtout, que les prédateurs ne sont pas ceux que l’on croit…

Hansel et Gretel

Hansel et Gretel

 

Titre : Hansel et Gretel
Auteur : Yvan Godbout
Editeur : AdA
Nombre de pages : 253 pages

 

 

Résumé :

Une mère désespérée surprenant l’innommable dans le quatre pièces et demie miteux qu’elle partage avec son salaud et leur couple de jumeaux.

Un frère et une soeur télépathes ayant sauvagement perdu leur innocence, avidement convoités par les serviteurs de Satan.

Une adolescente rebelle à l’enfance éclatée servant de guide dans une métropole abritant anges et démons.

Un prêtre et une sorcière cherchant à accomplir la plus ancienne des prophéties du Necronomicon.

Deux enfants comprenant que, si Dieu est une pure invention humaine permettant de vivre d’espoir, le diable lui, existe bel et bien.

Mon avis :

Tout come pour les autres livres des « Contes Interdits », c’est en zonant sur amazon que j’ai découvert ce livre. cependant, entre la commande et la réception, il s’est passé quelques mois avant que je ne l’ai entre les mains.

Peu de temps après l’avoir reçu, j’ai découvert que l’auteur ainsi que la maison d’édition étaient sous le joug de la justice Québéquoise. En effet, ces derniers sont accusé de production et distribution de pornographie juvénile. Cependant, le passage impliqué est minime et n’incite en aucun cas à un but sexuel. Il vise surtout à dénoncer ces actes au travers une oeuvre littéraire.

Des jumeaux télépathes ayant perdu leurs innocences à cause de l’attrocité d’un beau-père monstrueux. Une mère voulant les sauver au péril de sa propre vie. Un guide prenant place en l’effigie d’une adolescente au passé douloureux. Et enfin un prêtre et une sorcière faisant partie d’une secte satanique voulant à tout prix accomplir la plus ancienne prophétie du Necronomicon.

Soyez prêt à entrer dans un univers qui va vous pousser dans vos retranchements et vous montrer à quel point l’être humain peut-être abominable. Âmes sensibles s’abstenir car cet ouvrage vous plongera dans des abysses des plus noirs et sordides.

Lorsque j’ai commencé ma lecture, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. Et ayant eu du mal à terminer mes lectures précédente, je pensais que celle-ci, par sa thématique très difficile, allait être fastidieuse. Je me trompais lourdement. En moins de 2 jours, je l’ai entamé et terminé. J’étais presque obsédé par ma lecture, par ce qu’allait vivre, ou plutôt subir, les jumeaux Margot et Jeannot ainsi que leur mère Alice.

Je salus d’ailleurs l’auteur pour les nombreux clins d’oeils dont il a parsemé son ouvrage : les différents contes des frères Grimm, de Perrault ainsi qu’à Alice au pays des Merveilles de Lewis Caroll. Et, si je ne me trompe pas, il y a également des références à différentes mythologie. Chose que j’ai trouvé très intéressante.

Pour en revenir au récit. Nos deux jeunes héros ont un quotidien des plus difficile, surtout Margot qui est abusé par son beau-père utilisant l’amour qu’elle éprouve pour sa mère afin de dissimuler ses actes immondes. Lorsqu’Alice, la mère, découvre cela, c’est l’hécatombe. Son monde s’écroule. La culpabilité de ne pas avoir vue et su cela plus tôt prend très vite le dessus. En cherchant à les mettre à l’abri, c’est sa propre vie qu’elle met en danger.

Chacun va devoir suivre son propre chemin et faire la connaissance de nouveau personnage. Notamment celui de Cassandre, une jeune fille qui à un passé similaire au vécu de la petite Margot. Lorsqu’elle croise les jumeaux, sans que chacun ne le sache, leurs destins seront liés.

Malheureusement, pour nos petits héros, l’atrocité qu’ils ont connu ne fait que commencer. Le prêtre et la sorcière qui vont les séquestrés sont des plus vils et perfides. Bien qu’ils placent Jeannot sur un pied d’estale, ça ne les empêches pas d’être un cauchemar vivant pour les jumeaux lié de manière télépathique. Ce que l’un vit, l’autre peut le ressentir également. L’horreur prend une place prépondérante, et je ne pouvais m’empêcher de me dire que trop de personne ait connu des moments similaires…

Notre monde est parsemé de noirceur, de monstre qui n’ont rien de créature de l’imaginaire mais bien des êtres humains. Par ce récit, Yavan Godbout dénonce l’ignominie vécut par de trop nombreuses personnes et nous démontre que l’Homme est d’une cruauté à tout épreuve.

Cependant, un élément nous permet de ne pas lâcher prise, de voir un lueur même très faible, et pour cela je vais cité un passage :

« La nuit durera longtemps, très longtemps… Mais le jour viendra, soyez sans crainte. Même l’enfer n’es pas éternel…. »

Sur ces mots, il nous est confié une chose essentiel : il ne faut jamais perdre espoir. Bien que ce livre soit particulièrement difficile, je n’ai aucun regret de l’avoir lu, bien au contraire.

Le livre de la mort

Le livre de la mort

 

Titre : Le livre de la mort
Auteur : Anonyme
Editeur : Le livre de poche
Nombre de pages : 504 pages

 

 

Résumé :

Officiellement mort, le Bourbon Kid, le tueur le plus impitoyable que la terre ait jamais portée, devrait, pour sa part, pouvoir aspirer à des jours heureux en compagnie de Beth, son amour de jeunesse enfin retrouvé. Encore faudrait-il que sa nouvelle identité reste secrète, sans quoi ses nombreuses victimes et ses ennemis, plus nombreux encore, pourraient bien s’unir pour élaborer une terrible vengeance. Mais quand Beth est kidnappée et qu’il s’avère être le seul à pouvoir sauver la petite ville de Santa Mondega d’un terrible bain de sang, le Bourbon Kid n’a plus qu’une solution : revenir d’entre les morts. Plus sauvage et impitoyable que jamais.

Mon avis :

Quitte à avoir débuté la série du Bourbon Kid, autant continuer sur ma lancé. C’est donc avec entrain que j’ai commencé ce nouveau tome. Et bien sur, je me suis retrouvé comme une idiote lorsque j’ai tilté qu’il s’agissait du tome 4 et non du 3… Mais ma lecture n’en a pas été très affecté. Il n’y a qu’un élément qui m’a échappé et que je comprendrais donc, quand j’aurais rattrapé le tome que j’ai loupé.

Alors que Beth est kidnappé, le Bourbond Kid n’a d’autre choix que de passer un pacte avec le diable afin de la sauver. Toujours en compagnie de Dante, Kacy et sans oublié exécrable Sanchez , les forces du mal n’ont qu’à bien se tenir car notre tueur en série est de retour, plus impitoyable que jamais. Et il n’a qu’une envie : détruire tout ce qu’il y aura sur son passage.

Encore une fois, on se retrouve plongé dans une guerre sans pitié et sanguinaire. Dans le second tome, nous avons découvert Beth, cette dernière a été un peu la boulette niveau personnage puisque les sous-fifre de Ramses Gaïus n’ont, à priori, eu aucun mal à l’emmener pour la séquestrer (de façon certes un peu brutal).

L’auteur nous balade au gré des combats avec cet humour dont il est maître. Un épisode des plus jubilatoire vue sa fin qui m’a grandement satisfaite. Toujours avec des personnages plus coloré les uns que les autres qui nous font sourire et frémir. Une soif de violence qui s’immisce en nous et on ne peut qu’en demander plus !